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Le cœur endeuillé Perdre un ami est une épreuve cauchemardesque

Ça vous plonge dans une scène rocambolesque
Où vous noyez votre chagrin et remémorez
Les moments vécus ensemble, vous pleurez
Je parle sûrement en connaissance de cause
Ah oui, puisque j’ai moi-même perdu une rose
Un ami de sang que la vie m’avait privilégié
Avant de me le reprendre en me laissant scié
Oh mon Moussa, si tu savais le vide que t’as
Laissé en moi avec un manque et les tas
De plaies incurables qui me consument
Que toi seul peux guérir, sans brume
Nos ballades et nos conversations me manquent
Avec nos marches vers l’école, suis nostalgique
Tu m’as balancé dans la solitude en partant
Et me laisser seul dans ce monde si violent
Je remémore sans cesse nos années d’écoliers
La complicité et la connivence, notre bouclier
Toi, moi et Ndiaga formant le trio fraternel
Qui se partageait tout avec un amour réel

T’as presque atteint la perfection humaine
En raison de tes qualités louables et saines
Généreux, charitable et toujours jovial
Ta largesse et ton ouverture sont à cheval
Le degré de ta croyance était à son paroxysme
Tu t’acquittais de tes devoirs religieux en cyme
Pécheur, t’en étais pas un j’en suis certain
Je dirai même que t’es parti comme un nain
Te rapatrier, si seulement j’en étais capable
Tu aurais refoulé depuis ce sol palpable
Mais malheureusement le génie humain
Est impuissant face à ces miracles divins
Je recours ainsi à la prière et à l’incantation
Afin qu’Allah t’accorde sa totale bénédiction
Ce que t’as déjà conquis, j’en suis convaincu
Car t’es la copie conforme d’un muslim acquis
Dors bien tranquillement frère en m’attendant
Je te rejoins sans doute bientôt mais entretemps
Je continuerai à t’immortaliser sans balafons
Car les morts ne sont pas morts, David a raison

Mouhamadou Lamine LO

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